CHRONIQUE D’UNE PROSTITUTION VOILEE
CHRONIQUE D’UNE PROSTITUTION VOILEE
De tout temps l’on a parlé de prostitution. Les spécialistes l’ont même classifié comme étant le plus vieux métier du monde.
La prostitution est un phénomène en expansion constante notamment dans les sociétés démocratiques où la neutralité de l’Etat à l’égard des conceptions du bien (y compris en matière de sexualité) conduit souvent à une certaine tolérance.
La prostitution se définit juridiquement comme le fait de « se prêter, moyennant une rémunération, à des contacts physique de quelque nature qu’ils soient afin de satisfaire les besoins sexuels d’autrui ».
Le nombre croissant des prostituées est probablement dû à l’appauvrissement de la population.
Elle peut être volontaire ou contrainte, est le plus souvent le fait des femmes, mais cela concerne aussi les hommes.
Notre réflexion portera sur la prostitution volontaire.
Prostitution 1
De nos jours, la prostitution revêt un caractère voilé, elle est tantôt pratiquée par une catégorie de femmes qui en ont fait leur profession et ne se gênent point de le dire.
A l’instar de celles que l’on croise sur les grandes artères, devant les bistrots, côtoyant les ruelles sombres de Moungali, Poto Poto et ailleurs. Ces femmes vous abordent ouvertement et vous proposent leurs prestations, le client a la possibilité de marchander et de proposer son prix.
Prostitution 2
Après un constat fait, il existe une deuxième catégorie de prostituées, ce sont des jeunes filles et femmes qui pour des raisons économiques offrent leur service de façon cachée. Elles entretiennent des relations amoureuses avec plusieurs hommes dans le but de recevoir en échange de l’argent. Elles peuvent gérer quatre, cinq voire même huit amants et spécifié le rôle que jouera chacun d’eux.
Le premier s’occupe uniquement du loyer, le deuxième de la popote, le troisième de son trousseau, le quatrième de son transport et ainsi de suite. Cette activité est faite de façon intelligente de telle sorte qu’aucun des huit peut soupçonner être le dindon de la farce.
Prostitution 3
De plus en plus on remarque les jeunes garçons de 18 à 30 ans devenir gigolos, c’est-à-dire qu’ils se font entretenir par des femmes âgées de 50 ans et plus qui vivent très mal l’état d’amortissement de leur conjoint.
Ces jeunes sont souvent étudiants, commerçants ou juste gentleman oisifs. Ils ont un rôle précis à jouer, celui d’apaiser le manque affectif de ces mamans, et en retour, ces dernières prennent en charge leurs études et autres ; ainsi ils sont à l’abri du besoin et discrets pour avoir bien joué leur rôle d’Eros ou de Cupidon dans le feuilleton.
Prostitution 4
C’est la forme la plus subtile de la prostitution. Elle concerne les femmes mariées.
Elles sont dans un foyer avec des enfants, elles présentent l’aspect des femmes heureuses, épanouies et comblées mais collectionnent les amants pour plusieurs raisons. Souvent elles se font passer pour des victimes, traitant leurs époux d’irresponsable, de mauvais maris afin d’attendrir et d’attirer les amants. Ce sont des prédatrices qui choisissent leur proie pour des basses besognes. Le plus souvent, pour des raisons économiques, elles veulent mettre en œuvre un projet de construction, s’acquérir une voiture, une promotion professionnelle ou encore constituer un fond de commerce, ou que sais-je.
Comme du miel, elles attirent l’appât, étant donné que dans la conscience des hommes le bien d’autrui est toujours attirant, il alors facile de tomber dans le piège.
Sur vingt femmes mariées interrogées quatorze mènent une double ou triple vie et six seulement sont fidèles à leurs époux.
L’extrême misère n’est pas la cause de la prostitution des femmes mariées, mais c’est l’extrême avidité d’argent, des luxes qui pourtant ne sont pas forcément nécessaires pour une vie pleine de bonheur. Elles sont mariées pour le bonheur sans pire.
Témoignages
Joséphine D. mariée, mère de cinq enfants, vivant en région parisienne.
« je vis avec mon mari depuis de longues années, il a toujours été attentionné et généreux, mais la conjoncture actuelle a fait qu’il a perdu son emploi. Les contraintes de vie en Europe ont fait que je n’avais pas le choix que de relancer un amant laissé au pays qui m’aide financièrement. J’invente parfois des malheurs pour lui soutirer de l’argent. En France, j’entretiens deux relations extraconjugales et j’arrive à m’en sortir avec les petits boulots ».
Sophie I. mariée, mère de quatre enfants
« je suis mariée et j’ai des enfants, j’aime mon mari et j’ai des amants qui me donnent de l’argent lorsque j’en ai besoin, je les rencontre en cachette, mais je ne quitterai pas mon foyer pour eux. Je passe du bon temps, ils subviennent à mes besoins et le compte est réglé ».
Nous vivons une grande crise de société, c’est l’une des raisons qui ont poussé les hommes de l’Afrique de l’Ouest à exciser leurs épouses de peur qu’elles goutent au fruit défendu.
Nous ne sommes pas de donneurs de leçons, mais les femmes se sont précipitées dans le mariage parce que c’est tendance de porter une alliance au doigt et de se faire appeler une telle !
D’autres ont voulu régler un problème de confort et de sécurité matérielles ou pour un intérêt particulier. Rares sont celles qui se sont mariées par amour et ont cultivé cet amour au fil des années par la complicité, l’entente, l’affection et l’attention.
Les sociologues, les chefs coutumiers et les serviteurs de Dieu ont un grand travail à accomplir car les mœurs se sont dégradées.
Contrairement à ce qu’on peut penser, les femmes sont parfois victimes des briseurs de foyers.
Le briseur de foyer c’est le type d’homme complexé, ciblant un genre de femmes parce que victime d’un complexe d’Œdipe mal assimilé. Beau parleur, enjôleur, parfois radin car les femmes mariées sont moins exigeantes sur leur état de besoins et ne harcèlent pas au téléphone. Cet homme n’est souvent pas sincère, car il est la recherche de la femme de ses rêves, celle qui animait ses souvenirs d’enfance.
Que faut-il faire face à une telle situation ? Exiger aux femmes le port d’un cache sexe avec cadenas serait une atteinte à leurs libertés au nom de la libre disposition de son corps et du principe de libre entreprise.
Les questions amoureuses, relationnelles et d’affection relèvent du privé.
La préoccupation majeure serait quel héritage laisserons-nous à nos enfants ?
Nos attitudes, nos comportements, nos déviances et nos penchants auront assurément un impact sur leur vie. Si le rêve d’un monde meilleur est permis pour nos enfants, alors boutons hors de notre mental et de notre psychique ce mode de vie.
Serait-il possible que tout un peuple soit psychanalysé ?
Il est évident qu’aucune loi ne pourra jamais empêcher une femme d’utiliser son corps en échange d’une rémunération dans le cadre d’un calcul rationnel individuel. Dans une société traversée par la liberté individuelle, il est aussi vain de penser faire disparaître toute forme de prostitution que de supposer que tous les mariages sont totalement désintéressés et que l’argent n’intervient jamais dans les motivations qui conduisent certains individus à s’unir.
Ce n’était qu’une réflexion, nous devons ensembles trouver des pistes de solution.
Arlette Raymonde BAKOU
http//arletteraymonde.unblog.fr